62 jours: des potagers, des champignons et des choses qui poussent et grouillent

Cette année, notre potager doublera de surface.

J’ai toujours aimé voir la vie évoluer. Quand j’étais gamin, je m’étais constitué une fourmilière dans un contenant en verre. J’étais allé chercher la reine dans un boisé sablonneux. J’ai aussi eu une pouponnière de guppies, fait l’élevage de tétards dans des glacières, d’escargots, j’ai cultivé des lapins et élevé des laitues, j’ai fait pousser des nénuphars, je me suis récemment lancé dans la culture des champignons (j’en ai récolté 13 kg depuis le mois de janvier!), j’ai fait pousser des tomates et des fèves dans mon sous-sol avec un système hydroponique et des lampes au sodium, j’ai eu un théier, un caféier, des bananiers qui ont produit des centaines de bananes grosses comme une épingle, une plante d’ananas tellement grosse qu’elle occupait le quart du salon, un baobab (qui n’a jamais conquis ma planète), une dizaine de bonsaï… j’ai fait de la bière, du yaourt, du levain, du fromage, du cidre et je vais me lancer cet été dans la sauce soya maison.

J’ai initié mon père sans le vouloir à l’horticulture exotique en faisant pousser des graines de cantaloup que je venais de manger dans un verre que j’avais rempli de terre. J’avais ensuite descendu le verre au sous-sol où mon père faisait germer des semis pour sa serre. Mes pousses de cantaloup se sont retrouvés à travers les concombres et je les ai éventuellement oubliés. Ce n’est que plus tard qu’on s’est rendus compte que ce fruit rond n’était pas un concombre anglais.

Cette année-là notre cantaloup unique a atteint la taille d’un petit pamplemousse. Ironiquement, il goûtait le concombre. Avec les années on a perfectionné l’approche jusqu’à gagner un concours régional d’horticulture. L’année précédente les gens regardaient notre cantaloup d’un regard suspicieux. L’année suivante mon père a apporté le plant au complet avec le fruit encore attaché à la tige: un des rares cantaloups cultivés au nord du 50ième parallèle.

Je disais donc: cette année, j’ai doublé la surface du potager. Cette fois, au-delà de mon intérêt pour tout ce qui pousse, bouge et se multiplie, je vise aussi à tester à quel point on peut s’en nourrir, à partir d’une petite cour arrière. L’an passé, nous avons récolté 34 kg de fruits et légumes. Je vise 50 kg cette année.

C’est encore modeste, mais délicieux!

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4 réflexions sur « 62 jours: des potagers, des champignons et des choses qui poussent et grouillent »

  1. MrJack,
    Ce sujet me passionne aussi. Clairement tu t’y es mos plus que moi par contre! 🙂
    J’ai écrit une série d’articles sur le sujet dans le temps des fêtes. Avec 6000 pi carré, un résident de la banlieue de Los Angeles nourrit toute sa famille et en fait aussi une business dans le voisinage. Cet été je voulais commencer à réduire ma superficie de plantes inutiles question bouffe (pelouse notamment… ça sert juste à gaspiller de l’eau etc) pour remplacer mes plantes par des végétaux comestibles. Avec la température et plusieurs rénos à faire mon projet a pris du retard mais bon… je vais commencer ça tranquillement.

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    1. Les champignons, j’ai trouvé l’expériene vraiment intéressante. Comme culture urbaine, c’est parfait: on peut le faire à l’intérieur, dans une pièce inutile (j’ai fait ça dans un coin de mon atelier), peu d’espace (une mini serre de 2′ par 4′) et le rendement est vraiment intéressant (en théorie, la valeur de ma récolte est de 400$ pour 4 mois.. l’an prochain, maintenant que je maitrise mieux la technique, je pense récolter 1 kg par semaine dans le même espace). Ça pourrait faire un beau petit sideline pour quelqu’un qui se donne la peine de trouver des clients.

      Moi aussi j’aimerais réduire ma surface de gazon… j’ai d’autres plans d’expansion. J’ai aussi débuté à faire du paysagement avec des légumes, je n’achète presque plus d’annuelles, je plante des choux rouge ou verts, des salades, qui peuvent être très esthétiques. ce n’est pas encore un succès total, disons que ça ne pousse pas aussi facilement que des pétunias 🙂

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      1. Vraiment intéressant! J’aimerais aussi réduire ma dépendance à l’épicerie et contrôler l’aspect « bio » de ma nourriture.

        Nous sommes végétariens (végétaliens en devenir) depuis quelques années alors je pense qu’on pourrait facilement couvrir nos besoins en nourriture au moins à 25% avec un peu d’huile de coude.

        La prix de la bouffe fait bcp d’intérêt composé en plus de la qualité douteuse de ce qu’on nous fait ingérer… je pense qu’il est temps de prendre ça en main. Cette année, le potager sera plus petit que je le souhaiterais mais bon… à suivre

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        1. Nous ne sommes pas végétariens, mais on a réduit beaucoup notre consommation de viande. On mange surtout de la volaille et du poisson, un peu de porc, rarement du boeuf, et plusieurs repas végétariens par semaine. On aimerait continuer dans cette direction, mais on est des amateurs de bouffe alors c’est dur 🙂

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