45 jours: frugalité et indépendance extrême

J’ai lu en fin de semaine un dossier intéressant dans le journal de Québec: cet homme, Lucas Besse-Dicaire, vit dans la forêt depuis 5 ans. Avec des dépenses de 50$ par année, on pourrait qualifier sa démarche de frugalité extrême. Il suffirait d’un portefeuille d’environ 1500$ pour vivre avec ce niveau de dépense.

Bon, le type est un peu étrange, mais je l’aime bien sans le connaître. Jouer du violoncelle dans un wigwam qu’il a construit lui-même? Il faut avouer que c’est spécial. J’aime moins les bouts où il se nourrit de chevreuils morts sur le bord de la route ou qu’en apprenti-samouraï il s’est fait brûler des symboles sur la peau, mais le personnage est original.

L’histoire de Gabriel Luneau est un peu similaire:

Vivant selon lui avec 500$ par an (indépendance financière possible donc avec une fortune de 15,000$), il se promène de ville en ville en couch surfant et échange des services avec des hôtes contre nuités, nourriture et lifts. Bien sûr sa philosophie est teintée d’une vision de la vie que je ne partage pas nécessairement à 100%, mais il demeure articulé et son choix de mode de vie est cohérent avec cette vision des choses.

Jacob Lung Fisker est un autre cas intéressant et bien que le titre de son blogue contienne le mot extrême (en anglais), il l’est beaucoup moins en réalité que les deux moineaux précédents. Son approche est d’ailleurs plus traditionnelle, basée sur l’investissement et la frugalité, avec un budget de 5000$ à 7000$ (de 3 à 4 fois mon budget, que je considère déjà relativement frugal, et il vit en maison: j’ai beau regarder leur budget, je n’arrive pas à comprendre comment ils font pour arriver à ces chiffres. En coupant toutes mes dépenses et en réduisant l’épicerie au minimum pour arriver à me nourrir, j’arriverais peut-être à 16,000$, mais 5000$?).

Je vous parle d’eux non pas parce que je crois qu’ils sont des exemples à suivre, mais parce qu’ils ont fait des choix hors du commun.  En regardant ces extrêmes, soudainement l’idée de prendre une retraite à 40 ans avec un budget peu élevé ne semble plus si farfelue.

11 réflexions sur « 45 jours: frugalité et indépendance extrême »

  1. Effectivement, à côté d’eux, ton projet est la Cadillac de l’indépendance financière, la version « pépère » 😉! Ceci étant, pour moi, l’indépendance financière doit avoir un goût de liberté et apporter une certaine indépendance tout court. Cela implique donc d’avoir comme toi l’argent nécessaire à un mode de vie frugal, sans avoir de contraintes et de soucis quotidiens comme d’avoir à chasser pour le souper ou ne pas savoir où je vais dormir demain ou la semaine prochaine. Trop de troubles pour moi. Je respecte cependant ces choix et je salue le courage de tout ceux qui optent pour un mode de vie différent, plus en accord avec leurs valeurs.

    Bravo pour tes articles. Je te lis chaque jour. J’espère que tu continueras à alimenter ton blog après ta retraite.

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    1. Je suis tout à fait d’accord: prendre son indépendance tôt dans la vie, c’est bien et c’est correct d’avoir à travailler un peu pour y arriver (cuisiner pour réduire le coût d’épicerie, réparer des choses soi-même), mais poussé à l’extrême, ça devient un nouveau travail à temps plein, et qui ne paie vraiment pas bien en plus. On devient peut-être son propre patron en quelque sorte, comme un travailleur autonome, mais ce n’est pas vraiment de l’indépendance financière puisqu’on doit « produire » pour vivre. En général, je n’aime pas me créer d’obligations dans la vie, avoir à passer la tondeuse à toutes les semaines, c’est à peu près ma limite 🙂

      Merci de me lire et d’avoir laissé ce commentaire!

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  2. MrJack,
    Ces trois gars sont extrêmes mais ne viennent-ils pas cherher en toi quelque chose de viscéral? Cet appel aux grands espaces, à l’exploration, à la liberté naturelle…
    Pour paraphraser l’auteur de Fight Club, nous vivons à une époque très ennuyante. Le confort c’est bien, mais prendre la mer sur un bateau en bois en pensant que la terre est plate et qu’on va tomber dans les abîmes une fois qu’on arrivera au bout, ça doit être quelque chose!

    Tout quitter pour aller s’établir dans une colonie où tout est à construire aussi!

    J’ai toujours préféré partir à la recherche d’une nouvelle grotte que de la décorer. Il y a quelque chose d’excitant à partir vers l’inconnu. J’ai d’ailleurs fait des dizaines de road trips dans ma jeunesse car c’était la seule chose qui m’allumait.

    Aujourd’hui on nait et tout est construit. On nous fait miroiter de belles choses dans les dessins animés (pirates, explorateurs divers etc) mais dans la vraie vie, il ne reste qu’à décorer notre monde urbain et à le garder propre, le rénover… c’est terriblement emmerdant… http://www.lapresse.ca/actualites/montreal/201706/13/01-5107005-175-millions-sur-10-ans-le-vieux-port-se-refait-une-beaute.php

    Je vais fortement généraliser, mais je trouve qu’on est rendu dans le monde idéal de la femme. Tout doit être clean. Tout doit être beau et propre. Faut faire du ménage. Faut tout arranger et mettre des tites fleurs ici et de la nouvelle peinture là, un cadre ici et améliorer le logo de cette cie parce qu’il n’est plus assez tendance et on doit être tous des ti amis avec les même tite valeur et faire de la croissance personnelle.

    Sérieux, pogne le bulldozer, rases-moi tout ça et on rebâtit des pyramides au pic pis à la pelle, ça va nous faire de quoi de cool à faire!

    L’homme, c’est viscéral en lui, a besoin de « mouvement », d’action, de « bagarre », de course et de bruit et chaque jour qui passe et au cours duquel je freine en moi ces besoins, je me sens vieillir et devenir un gros balieusard castré chauve et bedonnant qui comme seule péripétie à raconter peut parler d’un flat qu’il a eu dans le trafic ou du nombre de pissenlit qu’il a arraché ce week-end ou de l’eau remontée dans son sous-sol parce que sa sump pump a lâché…

    Petit, je passais mon temps à construire et à détruire ce que je construisais pour mieux reconstruire : vaisseaux en légo, fort en neige, cabanes dans les arbres etc… Une fois que c’est construit, ça m’ennuie. Faire semblant de faire voler un vaisseau en légo zzzZZZ. Me cacher dans mon fort et attendre les barbares imaginaires qui ne viendront jamais zzzZZZ. Vaut mieux construire une autre tour pour y poser un second arché au cas où.

    Toute cette énergie à l’état brute, tout ce qui fait de nous des hommes/humains, on doit apprendre à la canaliser vers autre chose… quoi? La course à l’argent? Les renovations domiciliaire? La baise en série d’une montagne de femmes indifférenciées? Car ne l’oublions pas, à la base nous sommes des animaux et nous avons des instincts sexuels et guerriers.

    Cette époque est triste pour l’homme. Il n’y a pas de grands territoirs à découvrir, pas de grands troupeaux à chasser, rien… on vas-tu jouer au bowling ou aux fléchettes?

    Il n’y a rien de réellement intéressant qui assouvisse tous les besoins viscéral de l’homme dans cette société.

    Après on se demande pourquoi les jeunes hommes passent leurs journées et nuits à jouer à WarCraft??? C’est simple, ils y trouvent l’exutoire pour y passer ce qui fait d’eux des hommes.

    Tous les hommes (ou presque) ont rêvé de combats épiques, d’être des héros, de gravir des montagnes immenses, de découvrir et de prendre possession avec la force de leurs poings de nouveaux territoires… on veut botter le cul aux extra terrestres qui débarqueront sur terre. Il doit se passer quelque chose d’excitant, un peu de chaos, quelque chose à reconstruire ou défendre!

    Je ne souhaite pas la guerre. Mais je souhaite que quelque chose d’intéressant se produise, je ne sais pas, un nouveau continent pourrait apparaître suite à des explosions volcaniques et ça prend des pionniers pour aller lancer un nouveau monde!

    J’échangerais n’importe quand ma vie pathétique de banlieusard qui perd son temps à écouter des imbéciles faire des jokes plates à la radio pendant que je suis coincé dans le trafic contre une grotte, une meute d’hommes virils, une lance et un troupeau de bison qui paisse librement dans les champs!

    Au cours de notre évolution sociale, nous avons perdu quelque chose de fondamental et nous sommes devenus des animaux domestiqués. Comme le chat castré et dégriffé qui se pelotonne dans un coin avec les yeux vides… et qui, lorsqu’il voit un oiseau s’allume tout à coup pour s’éteindre rapidement sâchant qu’il n’est pas autorisé, ni à même de faire ce qui le tiraille de l’intérieur et vient le prendre drette dans ses trippes!!!

    Ce qui nous apparaît étrange en regardant ce kid a en fait été notre réalité depuis presque l’aube de l’humanité (environ 300k ans selon les plus récentes découvertes jusqu’à un jet de pisse (tant qu’à être animal) d’ici, soit environ 10000 ans en mésopotamie alors que la tangente a viré vers la « civilisation »).

    Moi je regarde ce jeune et je suis certain que son QI dépasse les 140. Il m’apparaît très brillant. Il sait qu’il est viscéralement différent et l’assume. Il recherche le contact réel avec son soi intérieur et refuse toutes les bases de la civilisation. Malgré ses bizarreries des temps modernes, il semble en adéquation avec son soi intérieur, il apporte avec lui l’essentiel des technologies utiles et entre manger un animal frappé par un char ou tué par une balle ou tué en abattoir honnêtement, c’est quoi la différence? Dans les trois cas tu manges le cadavre d’un animal mort. Il n’est juste pas emballé avec un prix dessus chez IGA avec la mention « Spécial » parce que ça fait un peu trop longtemps qu’il traîne là.

    Moi je lis son histoire et tout le long, mes yeux et mon esprit s’enflamment. Je n’ai pas dit « ok il est weird lui ». Je me suis plutôt dit, « wow il est courageux lui ».

    Je me suis acheté un téléscope de 8″ dobson et une roulotte de camping pour pouvoir aller me terrer dans le bois quelque fois par année et me désintoxiquer de la ville. Regarder le ciel pur et peuplé de milliard d’étoiles, me rappeler que nous ne sommes que des microbes dans un vaste univers inconnu… me rappeler que la vraie vie c’est là, c’est la nature, pas la poussière, le béton et rester enfermé dans un bureau brun devant un téléphone et un ordi avec un suit inconfortable de travailleur.

    Vivement l’ère du voyage interstellaire! La terre c’est rendu plate en cri…

    Quant au fait de vivre avec 7k par an, ici ce qui nous tue c’est le climat. Ça coûte cher se chauffer etc… Imagine vivre en Floride dans une roulotte équippée de panneaux solaires et avec un jardin à l’année. Ramasse un bicycle dans les vidanges pour te promener, achète une caravane usagée et un bout de terrain non constructible et t’es en business! Comme le disait Maxime sur mon blog, tu peux avoir une poche de 150lbs de patate pour 50$ chez l’agriculteur au lieu de payer 5$ pour 2 lbs à l’épicerie. Il fait juste fortement optimiser.

    Mon beau pere vit avec moins de 15k par an au Quebec. Il a une voiture et loue une maison… bon la maison fait dur et le char tout autant mais il s’en sort. Hydro, le cable, le cell et son logement siphonnent l’essentiel de ses revenus. Pour réduire sa facture d’hydro il ramasse du bois mort sur la route et chauffe son poêle.

    Ici aussi c’est possible de vivre avec peu mais oublie Brault et Martineau, Ikea, BMW et tout le tralala. Vas t’habiller dans les bazars, recycle les choux gras etc… on n’est juste pas prêts à le faire voilà tout.

    Pourquoi tu ne transfères pas ton blog en self hosted. Ça me coûte des peanuts avec GoDaddy et je peux héberger 25 sites sur mon espace de serveur… Un .com privé c’est 20$ par année, le hosting ça part à quelques piasses par mois.

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    1. Ce que tu évoques me parle, mais en même temps, j’essaie toujours d’enlever la partie un peu romantique de ces modes de vie, car la vraie vie sauvage, c’était aussi souffrances, mort et détresse. C’est une forme de tourisme de la vie sauvage, donc 🙂 Mais ceci dit, je comprends parfaitement ce que tu veux dire. Écris-tu (au-delà des blogues je veux dire). Tu as une belle plume et à voir la longueur des textes et commentaires, j’assume que le tout coule sans trop d’efforts.

      Concernant le hosting, j’ai jamais vraiment voulu faire de ce blogue quelque chose de permanent: c’est parti sur un coup de tête (j’étais déjà à 99 jours le jour même où j’ai décidé d’ouvrir le blogue) et je n’avais donc pas beaucoup de temps, et mon but était plus de lancer des discussions: je n’ai pas investi sur le look et la présentaiton, je vois ça comme un journal éphémère. Ce blogue va prendre fin à la fin du décompte, mais si je décide d’y ajouter une suite, dépendemment de la forme qu’elle va prendre, je vais sûrement envisager d’hoster.

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      1. Oui c’est romantique… mais c’est ennivrant, passionnant! Le plaisir ne se trouve pas dans la fin mais dans le moyen et l’action! La mort… on s’y rend tous inexorablement de toute façon! Lol je dis ça mais je n’ai pas le guts de vivre cette vie…

        Ahhh reste que j’imagine le bruit de la coque qui fend l’écume des vagues de la mer tourmentée, le vent qui déchire les voile et l’esquif qui file vers un monde inconnu, une terre de démons ou d’abondance?!… lol ça devait être quelque chose… évidemment si t’avais la dissentrie tout le long ou si tu mourrais de la peste ou de la petite vérole ou si t’étais jeté aux requins, poignardé dans ton sommeil par la lame rouillée d’un crasseux pas de dents dans la bouche… disons que ça gâche l’image lol

        Mes films préférés sont Rafale Blanche, le facteur, Fight Club, Le dernier Samouraï…

        Mes livres préférés… Tom Sawyer, 20 mille lieux sous les mers avec l’incroyable Nemo etc..

        C’est mon exutoire à moi, c’est là où passent mes envies de liberté, d’aventure et de terres inconnues.

        L’écriture… MrJack, je te l’ai déjà dit je crois. L’une de mes pires tares c’est d’être (je le dis humblement) average ou above average dans une foule très très variée de domaine mais d’être excellent en rien… Je suis juste bon… or aujourd’hui on joue au Poker. Le gagnant rafle tout.

        J’ai participé à quelques concours littéraires, j’ai co-écrit un scénario qu’on a shippé à une centaines d’adresses aux USA… J’ai écrit 3 romans que je n’ai shippé à aucun éditeur et que je pourrais bien retravailler un jour ; une critique sociale absurde à la Boris Vian, un drame sur l’intimidation nommé Violences de Banlieue et une série de sc fiction que j’ai co-écrit avec un ami.

        J’ai aussi écrit plusieurs petites histoires pour enfant Vegan avec ma conjointe. Éventuellement on aimerait bien les publier… on verra. Trop de projets.

        J’ai participé à quelques concours littéraires mais n’ai jamais rien gagné de significatif…

        Bref, j’ai quelque facilité, mais entre la facilité et la réussite, il y a une marge. On a eu quelques articles viraux sur le web et dans les médias avec nos blogs mais sans plus.

        Faire visualiser la scène et faire vivre des émotions au lecteur, créer un attachement au personnage, le faire pendant des centaines de pages, c’est pas donné à tout le monde et je ne pense pas que ça m’est donné à moi.

        Merci pour le compliment tout de même.

        En attendant, j’écris.. je butch bcp, parfois je me force, mais je produits du contenu… parfois excellent, souvent pas terrible lol mais au volume je reçois quelque revenus.

        Avoir tout mon temps, j’aimerais aller m’enfermer 3 mois seul à Cape Cod au bord de la mer et écrire un chef d’oeuvre lol mais bon… tout ça est encore très romanesque!

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        1. C’est drôle parce qu’on semble avoir quand même plusieurs points en commun. J’ai lu tout l’oeuvre (je pense) de Jules Verne et le genre de films/livres que tu décris me rejoint parfaitement, même si je ne les ai pas tous vus/lus. Dans le style « enfermé à Cape-Cod pour écrire un livre », tu aimerais peut-être « Les grandes marées » de Jacques Poulin. D’ailleurs mon pseudo que je traîne depuis près de 25 ans provient d’un personnage récurrent de l’oeuvre de Poulin.

          Moi aussi je butch, faute de temps, et pour l’écriture, je crois que j’étais assez doué jeune (autour des mes 20 ans), mais j’ai négligé complètement cet aspect dans les vingt dernières années. J’ai surtout vécu dans un environnement anglicisé par mon travail, et mes derniers sites Web, blogues, 99% de mes lectures ainsi que la plupart de mes interactions sur le Web se font en anglais.

          Quand je me relis j’ai honte 🙂 Mais j’aimerais m’y remettre peu à peu, histoire de mieux maîtriser ma langue. J’imagine que ça fait partie du généralisme dont on parlait l’autre jour: au lieu d’être excellent en français, je suis correct dans les deux langues 🙂

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          1. Mr Jack,
            Effectivement, on a bcp de points communs.
            Moi aussi j’ai lu beaucoup des livres de Jules Vernes, mais pas tous, certains à plusieurs reprises mais le gars a quand même été très prolifique avec plus de 60 à 80 briques écrites en relativement peu de temps et documentées de façon extraordinairement élaborées. Mais j’ai lu certains d’entre eux à plusieurs reprises notamment 20 mille lieux sous les mers qui demeurent l’un de mes romans préférés! Vive Nemo!

            Pour Jacques Poulin, je ne me rappelle plus si j’ai lu les grandes marées, je vais checker ça. J’ai par contre lu Volkswagen Blues au moins 10 fois et de mémoire, n’est-ce pas cet écrivain qui écrit debout, 1 page par jour?

            J’ai eu une passe durant le cegep et l’université où je m’étais donné le mandat d’apprendre l’espagnol et l’allemand et de me donner une éducation classique en plus de mon bac formel… je me suis donc mis à livre toutes les grandes oeuvres littéraires qui me tombaient sous la main, les grands philosophes, apprendre la chimie, la physique, pousser mes maths plus loin, apprendre la théorie de la relativité, suivre un cours à distance avec Hubert Reeves sur l’astronomie, approfondir mes connaissances en programmation etc…

            Malheureusement, autant j’adore apprendre, autant je n’ai pas une super mémoire… lol donc j’oublie et je dois constamment réapprendre des tas de trucs… ce qui inclut d’avoir à relire pour la énième fois « das capital » de Marx que j’ai emprunté à nouveau récemment à la bibliothèque..

            J’ai tellement hâte de me libérer de la rat race pour avoir le temps de lire… et j’ai hâte de pouvoir relire des grands classiques avec mon kid et en parler avec lui, si toutefois ça l’intéresse.

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          2. J’ai une anecdote sur M. Poulin. Un jour, je prends l’ascenseur de mon bloc appartement où je viens d’emménager, genre deux semaines avant. Dans l’ascenseur: Jacques Poulin, avec des chatons dans les bras (en fait, c’est Mlle Jennie, meilleure physionomiste que moi, qui le reconnait)! J’capote: il habite dans mon building! je décide de relire Volkswagen Blues sur le champ. Et là, au moment dans l’histoire où Jack arrive à un endroit précis de San Francisco où il retrouve son frère, je comprends un mystère qui avait eu lieu 10 ans auparavant: j’étais allé à San Francisco à cet endroit, par hasard, avec une impression très forte de déjà-vu: j’avais lu le roman des années auparavant, mais ce n’est que lors de la relecture suite à ma rencontre avec Jacques Poulin dans l’ascenseur que j’ai pu faire le rapprochement et comprendre pourquoi cet endroit m’avait tant marqué! Donc moi aussi, je suis très attaché à ce roman 🙂

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          3. Ahah mlle Jennie a un bon oeil! Pour être honnête, malgré que j’adore son oeuvre, je dois avouer qu’avant aujourd’hui, je n’avais vraiment jamais pris le temps de checker sa face! Vive Google! Il a une bouille qui me fait penser à Crusoé! … autre roman que j’ai lu et relu..

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  3. Pas mal intéressant de comparer ces personnes, ça montre qu’à quelque part, le choix de travailler jusqu’à 40 ans pour atteindre une indépendance financière n’est pas si extrême que cela! Le spectre est très large!

    J’ai exploré un peu sur le deuxième et troisième personnage.

    Intéressant de voir qu’il peut vivre avec 500$ par année, mais son mode de vie repose sur le bon vouloir de gens qui eux travaillent probablement pour être en mesure de lui fournir le logement. Loin de moi de critiquer cette chose, si cela fonctionne pour lui tant mieux. Il choisi de faire ce qu’il veut et on ne peut certainement pas dire qu’il ne contribue pas à la société. Et c’est très bien que la société ne soit pas homogène, ça prend des gens qui explorent de toute sortes de façon.

    Le troisième qui vit sur 7000$ us par année est intéressant aussi (14,000 à deux). C’est moins que ce que l’on dépense de notre côté. Et le lire, cela m’inspire à revoir certaines de mes façons de dépenser également. J’en ai déjà parlé auparavant, mais j’aine toujours l’idée que l’on peut avoir un niveau de vie équivalent pour moins de dépenses. Il mentionne une échelle de dépense, où l’on considère les gens qui dépense un peu moins comme inspirant, et ceux qui dépensent beaucoup moins comme bizarre, puis extrêmes. J’aime cette idée! Ça explique pourquoi les gens qui dépenses tout leur salaire on de la misère à comprendre comment on peut économiser de façon significative!

    Ca me donne des idées pour écrire un prochain article!

    Bonne journée!

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    1. Je veux également faire cet exercice, pour voir comment je pourrais réduire encore plus mes dépenses. En ce sens, vous êtes un bon point de référence, car en famille vous dépensez substantiellement moins que nous qui ne sommes que deux!

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