5 jours: réponses à une lectrice

Je me permets de répondre dans un billet aux questions de Mélanie, laissée en commentaires sur ce site, que je remercie d’ailleurs, avant d’entamer le dernier droit de ce décompte:
« Vas-tu vraiment mettre fin à ce blog dans une semaine? On aurait aimé un petit accès à tes débuts en tant que jeune retraité…« 
J’envisage effectivement une suite, mais ce ne sera pas un billet par jour cette fois! Je réfléchis à un format qui serait à la fois intéressant et original. C’est donc à suivre!
« Comment envisages-tu l’aspect social de ta retraite? As-tu un plan pour remplacer la socialisation bien que « forcée » que tu retrouves au boulot?« 

Bien honnêtement, ce n’est pas un aspect qui me préoccupe beaucoup. Je n’ai jamais été très sociable de nature, et je ne participais déjà qu’à un nombre assez limité des événements sociaux liés à mon travail. Je ne suis pas complètement sauvage et de temps en temps je participe, mais disons que je ne cours pas particulièrement les 5 à 7, soirées de quilles ou journées de golf. J’allais rarement au restaurant les midis, pour économiser d’une part, mais aussi parce que je n’apprécie pas particulièrement le genre de restaurants fréquentés par mes collègues (restaurants sportifs ou pubs bruyants).
J’ai quelques amis qui ont des vies compatibles avec celle d’un jeune retraité. Par exemple, un tel est musicien. Une autre est dans le domaine culturel. Mes parents n’habitent pas loin. Je pense faire éventuellement du bénévolat. Comme je joue de la musique et que je suis des cours dans une école, je pense aussi intégrer son Harmonie. Mais sinon, juste croiser les gens dans la rue et dire bonjour au voisin me suffiront certaines journées. Mon départ me donnera l’occasion de revoir des collègues que j’apprécie davantage à l’extérieur des lieux de travail. Mlle Jennie, ma compagne, pourra venir dîner avec moi de temps en temps.
« As-tu un top 10 des choses que tu te promets de faire dans les premières semaines?« 
En partie, oui. J’ai synchronisé mon départ avec le début des vacances de ma blonde. Donc en réalité, mes trois premières semaines ne seront pas très différentes de vacances ordinaires. Je vais quand même m’ouvrir une bonne bouteille vendredi 🙂 et on célèbre l’événement avec des amis samedi. Mais par la suite, j’ai quelques projets ou choses que j’aimerais faire, par exemple:
  • Du bénévolat, possiblement dans un refuge pour animaux
  • Je vais chercher des idées de sites Web ou de micro-entreprises, analyser quel genre de travail « libre » auquel je pourrais consacrer 10-15 heures par semaine, même si ça ne débouche à rien. Notamment, nous avons une projet pour le site Chasseurs de Rabais.
  • Je veux suivre des cours en ligne (gratuits) sur un sujet technologique qui m’intéresse particulièrement, pour lequel je suis déjà pas mal qualifié, mais j’ai besoin d’une mise à jour. Je veux le faire pour le défi d’une part, parce que ça m’intéresse beaucoup, parce que ça me permettrait de réaliser des projets personnels juste pour le plaisir et qui sait, des débouchés pour des petits contrats futurs si jamais le besoin financier se manifestait. En somme je veux rester à jour et demeurer « attrayant » pour un employeur, autant pour le cas où mes finances m’y obligeraient que celui où je changerais d’idée et que la retraite ne me convenait pas, après tout.
  • Je veux profiter du reste de l’été et de l’automne. Je me donne pour objectif d’atteindre les fameux « 10,000 pas par jour » sur une base annuelle (donc incluant l’hiver!) en faisant beaucoup de marche, du jogging et du vélo (bon, disons des coups de pédale, mon téléphone pense que c’est un pas). J’ai la chance d’habiter dans un secteur magnifique, près du fleuve, entouré de pistes cyclables et de promenades. Je regarde aussi pour profiter du fleuve à proximité et me remettre à la pratique du kayak, une activité que j’ai pratiquée une bonne partie des étés de ma jeunesse. Bref, même si je suis en bonne condition physique, je me sens inspiré par un oncle qui à 75 ans a fait le tour de Cuba en vélo et j’aimerais rester en santé longtemps.
  • Je veux faire le point sur mon portefeuille, pour savoir où j’en suis plus précisément dans mes investissements. Je sais le montant, mais j’ai perdu le contrôle de ma répartition (actions étrangères versus canadiennes, par exemple, pondération par secteurs, etc.). Mon objectif est d’amener mes investissements (et mes décaissements) le plus possible en mode pilote automatique et ne plus trop y penser.
  • Je vais commencer à planifier mon voyage en Europe
  • J’ai un projet de conversion d’un gazebo dont le toit en polycarbonate est irrécupérable (à la suite d’une tempête de grêle) en pergola
  • J’aimerais agrandir à nouveau mon potager
  • Sans devenir complètement végétarien, on aimerait réduire notre consommation de viande rouge particulièrement et j’aimerais donc explorer de nouvelles recettes
  • Et finalement, jouer plus de musique. Je joue déjà l’hiver près d’une heure par jour (l’été j’ai trop chaud pour jouer longtemps, et je n’ai pas la pression des cours pour me motiver). Mais je joue surtout les pièces à l’étude, il ne me reste pas beaucoup de temps pour explorer, improviser ou juste m’amuser.
En somme, je ne risque pas de m’ennuyer de sitôt 🙂
« Crains-tu ta propre réaction face à ton projet?« 
Un peu. Je dois dire que mes derniers mois ont été un peu stressants. J’imagine qu’on est tous différents à ce niveau. C’est un gros changement dans ma vie. D’une part on fait un peu le deuil de ce pour quoi on a étudié et travaillé fort. Je n’ai jamais détesté ma job, j’aime juste pas avoir une job à plein temps. Ç’aurait été plus facile si j’avais détesté mon travail.
On peut avoir peur de faire une erreur et de se mettre dans le pétrin. Mais ce n’est pas vraiment différent des gens qui quittent une entreprise pour laquelle ils ont travaillé de nombreuses années.
Ceci dit, peu importe ce qui arrive, je pourrais revenir en arrière. Ce n’est pas ce que je souhaite, bien sûr, mais c’est un argument pour foncer 🙂
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5 réflexions sur « 5 jours: réponses à une lectrice »

  1. Juste pour te gosser… ma blonde déteint trop sur moi mais je ne peux faire autrement que de relever une petite incohérence. Tu aimerais faire du bénévolat dans un refuge pour animaux… mais tu cautionnes l’opression des animaux. (En les mangeant tu cautionnes le système et tu dis que tu manges de la viande).
    Les animaux « d’élevage » qu’on met au monde en les privant de leur droit naturel à la liberté d’être, qu’on garde enchaîné/entassés/optimisé toute leur vie comme des objets, qu’on viole (capital génétique et insémination forcée) sont le genre d’animaux qui justement auraient besoin d’un refuge.. 😉
    À moins que tu parles des chiens et des chats quand tu fais références « aux animaux »? Comme la plupart des gens qui prétendent « aimer » les animaux et qui le disent en ayant la bouche pleine de bacon, de steak et de poulet… ou de tous les autres animaux qu’on commence à vouloir manger pour varier le « goût » du cadavre qu’on se met dans la bouche.

    Je te suggère d’écouter ce petit vidéo fait par un militant de PETA (un peu agressif mais en même temps… on fait tous de l’aveuglement volontaire par conditionnement… ça vient frustrant à la longue lol)

    Ne t’en fais pas, je ne suis pas un végétarien extrême. J’avais juste envie de t’entendre sur le sujet et d’être un peu provocateur pour m’amuser. 😉

    À part la musique (à mon grand désaroi – car je suis une cause perdue – je suis nul en musique), tes projets ressemblent pas mal à ma vision de ma vie libre future. À l’exception du refuge pour animaux car je suis trop allergique.

    Moi aussi le « manque » de sociabilisation de m’effraie pas du tout. Mes parents, ma conjointe, mes kids, une connaissance ou un ami de temps en temps, jaser quelque peu sur des blogs, ça comble mes besoins totalement.

    De toute façon, je suis en congé présentement et je vais marcher 10,000 pas chaque jour au même parc et les gens me reconnaissent et me saluent… puis s’arrêtent pour me jaser… bref, je socialise au-delà de mes besoins ou attentes lol

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    1. Je sais que c’est contradictoire 🙂 On travaille là-dessus, aussi. Quand on peut, on achète de la viande d’élevages moins industriels, disons. Comme ça coûte trois fois plus cher (du Bison en liberté, c’est pas donné), on en mange beaucoup moins. Je sais que ça ne change rien, ça demeure un animal élevé pour qu’on le bouffe. Je suis en réflexion à ce sujet depuis un temps déjà, mais ma blonde, elle, est moins prête à faire un move. À suivre 🙂

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      1. MrJack,
        La prise de conscience suivi du processus de réflexion, des actions concrètes et le changement de régime sont très loin d’être évidents…
        Comme pour l’atteinte de la liberté financière à un jeune âge, ça demande d’être en quelque sorte un « libre penseur » capable de remettre en cause les idées préconçues… toute notre société, nos recettes ancestrales, nos 3 repas par jour sont basés sur la viande.

        Les restos… la pièce centrale du repas demeure la viande…

        C’est loin d’être évident.

        Moi ce qui m’a convaincu, c’est de constater le camouflage social qui va jusqu’aux mots qu’on a créé pour se voiler la vérité.
        Quand j’ai vu les petites vaches souriantes sur les pintes de lait et que j’ai pu constater l’écart entre ce que les publicités nous montrent et la réalité… je me suis rendu compte que j’étais victime d’une propagande savamment organisée et orchestrée… ça m’a fait chier. Lol

        Mon esprit s’est débattu sur tous les fronts :
        Ça prend de la viande.
        Sans viande je vais avoir des carences.
        Il faut boire du lait pour le calcium.
        On a tjrs mangé de la viande.
        La civilisation s’est bâtie sur la viande.
        Etc…

        Aucun de ces arguments n’est vrai et aucun ne résiste à une analyse logique basée sur nos connaissances scientifiques.

        C’est tellement bien ancré que je fais des prises de sang annuelles pour m’assurer que je n’ai aucune carence.

        Enceinte, en allaitant en plus le premier bébé, la réserve de fer de ma blonde étaient superbes alors que la plupart des mangeuses de viandes finissent par devoir prendre des suppléments.

        Pourtant elle ne prend aucun supplément et ne se nourrit de que fer de source végétale… fer qu’en théorie ne vaut pas le fer hémique…

        Bref, la nutrition c’est un vaste sujet avec des tas d’études contradictoires, plusieurs contaminées par la quête du profit…

        Mais je sais une chose. Moi, je ne serais pas capable de garder des vaches, des porcs ou des poules dans les conditions industrielles où elles sont présentement gardées et encore moins les abattre comme elles sont abattues. Alors je ne peux plus le cautionner par ma consommation.

        J’aimais manger de la viande. J’en ai mangé mon quota à toutes les sauces et apprêtée de toutes les façons. J’adorais faire du bbq etc…

        Rien ne peut remplacer ce goût, cette texture (sauf cette délicieuse recette que j’adore et qui comble mon envie de viande http://christianebailey.com/vegan/bol-dragon/) néanmoins, j’ai appris à m’en passer en me disant que cette souffrance causée à ces pauvres bêtes sensibles et conscientes ne vaut pas mon petit plaisir gustatif. La vie d’un poulet vaut quoi? 6$? Que vaut la nôtre? Et qui sommes nous pour mettre un prix sur cette vie?

        On est effronté les humains de tout transformer ce qui vit en « ressources ».

        J’espère qu’on ne rencontrera jamais une race extra-terrestre supérieure à nous militairement qui aurait les même points de vue sur la vie organique… on n’aimerait sûrement pas ça.

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