44 jours: un portefeuille d’investissement minimaliste

On connait les règles de base: vivez frugalement, économisez et investissez jusqu’à ce que vous ayiez de 25 fois à 33 fois les revenus annuels requis pour obtenir votre indépendance financière. Et limitez les frais de gestion.

Dans cet article, je m’adresse à ceux qui ne s’y connaissent pas beaucoup en investissement via une plateforme de courtage en ligne et qui veulent apprendre à investir dans des fonds négociés en bourse (FNB ou ETF), soit parce que c’est leur premier investissement, soit parce qu’ils utilisent présentement des fonds mutuels et qu’ils souhaitent réduire les frais de gestion.

Pour les habitués à la bourse, vous n’apprendrez probablement rien, alors voici une citation:

« Si vous prêtez 20$ à quelqu’un et que vous revoyez plus jamais cette personne, ça aura valu la peine! » — auteur inconnu

Le disclaimer d’usage: les titres mentionnés, modèles de portefeuille référés, exemples, approches suggérées, etc. sont pour votre information et pour illustrer l’utilisation d’un compte de courtage dans le but d’investir dans un portefeuille constitué de fonds négociés en bourse. Je ne suis pas responsable des résultats que vous obtiendrez en appliquant l’un ou l’autre des exemples utilisés dans cet article. Chaque personne a une situation différente et il est de votre responsabilité de vous assurer que vous compreniez ce que vous faites. Si vous n’êtes pas à l’aise avec l’idée de prendre vos investissements en main de façon autonome, il serait judicieux de consulter un conseiller financier avant de vous lancer dans l’investissement via une plateforme de courtage en ligne.

Prérequis: ouvrir un compte de courtage et transférer de l’argent

Les grandes banques (et Desjardins) offrent toutes des services de courtage à escompte en ligne. Il s’agit d’une étape un peu ennuyeuse, les formulaires sont parfois rébarbatifs. J’utilise Disnat. Je n’ai rien à vous recommender, mais si vous n’avez aucune idée, prenez celui de votre institution actuelle. Pour plus de flexibilité, vous voudrez sans doute ouvrir un compte REER, un compte CELI ainsi qu’un compte non-enregistré. Même si vous prévoyez tout mettre dans le REER ou dans le CELI, ce n’est pas beaucoup plus long comme démarche et vous n’aurez pas à remplir à nouveau les formulaires dans le futur.

Vous voudrez également transférer de l’argent dans votre compte afin de pouvoir effectuer vos premiers achats. Si vous souhaitez transférer de l’argent de votre REER ou de votre CELI, vous devrez remplir un formulaire à cet effet. Ne faites PAS de retrait de votre REER ou de votre CELI pour ensuite déposer dans votre compte de courtage. Vous devez demander à votre firme de courtage d’effectuer ce transfert pour vous, autrement, les retraits auront des impacts fiscaux importants. Si vous ne souhaitez pas transférer de fonds, vous pouvez simplement faire un chèque la première fois, et dans le futur vous pourrez transférer directement entre votre compte bancaire et votre compte de courtage.

L’exemple que j’utilise ici est celui que j’ai choisi pour gérer le compte d’investissement de Mlle Jennie.

Étape 1: choisir un portefeuille cible et comprendre les bases

Après avoir consulté par exemple les portefeuilles modèles de Canadian Couch Potato, vous décidez que leur modèle de portefeuille balancé convient à votre profil d’investisseur (si vous avez déjà un profil d’investisseur établi lors d’un questionnaire ou d’une entrevue avec un conseiller financier, vous pouvez utiliser le même). Ce portefeuille a une volatilité (une variation de prix dans le temps) relativement faible, a retourné historiquement environ 6% de rendement et a un taux de frais de gestion combiné très faible de 0.14% (comparez ça à des fonds mutuels qui chargent souvent 2%!)

Sa cible est:

40% d’obligations avec ZAG
20% d’actions canadiennes avec VCN
40% d’actions mondiales avec XAW

ZAG, VCN et XAW sont les codes (leur « ticker » dans le jargon) respectifs de trois FNB populaires, réputés, performants et ayant des frais de gestion parmi les plus faibles de l’industrie, offerts pas trois gestionnaires différents. Votre portefeuille serait donc composé de seulement trois titres. Votre objectif est d’atteindre la cible en $ (et non pas en nombre d’actions, car la valeur des actions est différente d’un titre à l’autre). Par exemple, avec 25,000$ à investir:

10,000$ dans ZAG (40% de 25,000$)
5,000$ dans VCN (20% de 25,000$)
10,000$ dans XAW (40% de 25,000$)

Mais il n’est pas nécessaire d’atteindre ou de maintenir exactement cette cible. Le but est de toujours essayer simplement de s’en approcher.

Étape 2: Déterminer les montants à investir dans chaque titre pour démarrer votre portefeuille

Scénario 1 – vous avez plus de 5,000$ à investir.
Supposons que vous ayiez 25,000$ à investir pour démarrer. Votre objectif est donc d’atteindre la répartition de votre portefeuille. Par exemple, vous voudrez acheter 40% de 25,000$ dans ZAG, soit pour 10,000$ de ce titre, 20% dans VCN (5000$), etc.

Scénario 2 – vous avez plus de 1000$ mais moins de 5,000$ à investir. Si vous avez moins de 5,000$ à investir, je vous suggère d’acheter seulement 1 ou 2 titres du portefeuille cible pour débuter et que l’un d’entre eux soit ZAG, qui est la composante moins risquée et moins volatile du portefeuille. Je vous suggère de ne pas acheter pour moins de 1000$ à la fois pour chaque.

Scénario 3 – vous avez moins de 1000$ à investir. Pour éviter de payer des frais de commission relatifs élevés, j’attendrais d’avoir cumulé au moins 1000$ avant de démarrer un portefeuille sur un compte de courtage.

Une note sur les frais de courtage. Vous paierez des frais de 10$ chez la plupart des firmes de courtage à escompte (exemple: Disnat de Desjardins), pour chaque transaction (sauf des transactions exceptionnelles qui ne devraient pas s’appliquer à vous). Sur 1000$, cela représente 1% de frais. Personnellement, je n’achète jamais en bas de 3000$.

Exemple: vous achetez pour 25,000$ d’actions tel que réparti dans l’Étape 1. Vous paierez environ 30$ car vous devrez exécuter 3 transactions d’achat, une transaction pour chacun des titres à acheter.

Étape 3 – Déterminer le nombre d’actions à acheter pour chaque titre

Contrairement aux fonds mutuels, quand on achète des actions, on passe un ordre pour un nombre d’actions déterminé et non pas pour un montant spécifiés. Vous devez donc déterminer combien d’actions vous aurez besoin d’acheter pour chacun des titres.  Pour cela, vous aurez besoin de connaître la valeur actuelle des actions.

Vous pouvez consulter le prix actuel des actions sur un site comme Google Finance. Votre plateforme de courtage en ligne offre également les cours des titres. Par exemple, au moment d’écrire ceci, le prix unitaire par action actuel de ZAG est de 15.93$:

Screen Shot 2017-06-14 at 17.03.09

(TSE est pour indiquer que l’action se transige sur le maché canadien, les trois titres du portefeuille modèle utilisé ici le sont).

Quand les marchés sont ouverts (entre 9h et 16h), les prix fluctuent continuellement. En temps normal, les fluctuations sont relativement mineures, surtout pour des FNB qui englobent un grand nombre d’entreprises ou d’obligations variées.

Comme vous voulez investir 10,000$, à ce prix vous pourriez acheter 627.74 actions. Je réduis toujours mon achat de façon à conserver une marge de manoeuvre pour payer notamment les frais de commission et un changement éventuel dans le prix de l’action d’ici à ce que vous saisissiez l’information pour passer un ordre. Par exemple, en achetant 620 actions, le coût devrait être de 9876$, plus 10$ de commission, 9886$. Même si l’action monte à 15.98$ le temps de passer l’ordre, vous resterez à l’intérieur de votre budget.

Ce n’est pas grave s’il reste quelques centaines de dollar non investis dans votre compte. Cet argent pourra être combiné à vos dépôts futurs pour acheter des actions plus tard.

Étape 4 – Déterminer dans quel compte vous voulez placer chaque titre

Il se peut que vous vouliez uniquement utiliser votre CELI, uniquement votre REER ou uniquement votre compte non-enregistré pour le moment. Dans un tel cas, vous pouvez sauter à la prochaine étape.

Si vous devez répartir entre plusieurs comptes (parce que vos droits de cotisation sont limités, par exemple), vous devrez décider dans quel compte investir quel titre. Pour garder votre portefeuille simple, je vous suggère si possible de conserver un titre dans un seul compte (ZAG entièrement dans le REER, par exemple, et non divisé entre le REER et le CELI). Mais vous pouvez le faire si c’est nécessaire.

Quant à savoir quoi mettre dans quel compte, c’est une question difficile à répondre. La plupart des conseillers vous diraient de mettre ZAG, qui génère des revenus sous forme d’intérêts pleinement imposables, dans votre REER ou votre CELI (et non dans un compte non enregistré). Si vous possédez déjà des fonds mutuels, vous pouvez investir selon la même répartition que vous utilisiez déjà.

Exemple: vous pourriez mettre ZAG dans votre CELI (pour éviter l’impôt sur les revenus d’intérêts), XAW dans votre REER (pour éviter les retenues pour impôts étrangers provenant des États-Unis) et VCN dans votre compte non enregistré (les dividendes d’origine canadienne, de toute façon modérés, ont un traitement fiscal préférentiel dans un compte non enregistré et la plupart des gains seront sous forme de gain en capital qui ne seront pas imposables tant que vous ne vendrez pas les actions).

Étape 5 – Placer les ordres d’achat

Pour compléter les transactions, il suffit de placer un ordre d’achat un jour ouvrable (vous pouvez le faire le matin avant l’ouverture des marchés, et ensuite jusqu’à 16h).

Chez Disnat, ça ressemblerait à ceci:

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À noter que « Marché » signifie ici que j’achète au prix du marché actuel, c’est l’option que je choisis toujours. Assurez-vous que le symbole et la description corresponde au nom du titre du modèle de portefeuille choisi. Chez Disnat, le suffixe -C indique que l’ordre est placé sur le marché canadien.

Après le clic sur « Vérifier », assurez-vous que les montants et nombre d’actions correspondent à ce que vous souhaitiez:

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Tout est conforme, il suffit de cliquer sur « Placer l’ordre » et la transaction sera effectuée immédiatement (si le marché est ouvert) ou à l’ouverture des marchés.

Étape 6 – Achats subséquents

Vous avez maintenant un portefeuille chez un courtier! Félicitations! Maintenant, que faut-il faire? C’est simple: économisez! Quand vous aurez un montant suffisamment grand pour effectuer une nouvelle transaction (je le fais à chaque 3000$-5000$ et j’achète un seul titre avec ce montant), vous transférez vos économies dans votre compte et il suffit ensuite de calculer vos ratios actuels et d’acheter le titre qui est le plus en bas de sa cible!

Exemple:

Vous aviez investi il y a trois mois selon la cible suivante:

10,000$ dans ZAG (40% de 25,000$)
5,000$ dans VCN (20% de 25,000$)
10,000$ dans XAW (40% de 25,000$)

mais à la suite d’une embellie boursière, les actions ont progressé, tandis que les obligations ont légèrement diminué (ils vont habituellement en sens contraire), de sorte que votre portefeuille est maintenant de 26,500$:

9,500$ dans ZAG (35.8%, la cible est de 40%)
5,700$ dans VCN (21.5%, a cible est de 20% de 25,000$)
11,300$ dans XAW (42.6%, la cible est de 40% de 25,000$)

Vous avez 3000$ à investir. ZAG est le symbole qui est le plus en deça de sa cible. Vous pouvez donc acheter pour 3000$ de ZAG, et vous auriez un portefeuille de 29,500$ réparti ainsi:

12,500$ dans ZAG (42.4%, la cible est de 40%)
5,700$ dans VCN (19.3%, a cible est de 20% de 25,000$)
11,300$ dans XAW (38.3%, la cible est de 40% de 25,000$)

Ce faisant, vous vous êtes en moyenne rapprochés de la cible. Ne vous inquiétez pas de ne pas obtenir exactement la cible souhaitée. Avec le temps, au fur et à mesure que le portefeuille grossit, les montants que vous ajouterez auront un impact moins grand de sorte que ce processus de « rebalancement par achat » finira par tendre vers la répartition que vous souhaitiez obtenir.

En conclusion

Cet aperçu vous donnera une idée ce qu’il faut faire pour transformer un portefeuille de fonds mutuels en fonds négociés à la bourse. À vous maintenant de déterminer si le niveau de simplicité vous convient ou si vous préférez la facilité d’investir via les fonds mutuels.

12 réflexions sur « 44 jours: un portefeuille d’investissement minimaliste »

  1. Superbe article, c’est très bien expliqué. J’applique exactement la même méthode que celle présentée (celle du Canadian Couch Potato) je pense que je vais y référer quelques connaissances! De mon côté, j’ai recréé dans mes trois comptes (RÉER, CELI, non-enregistré) trois portefeuilles similaires. Je vais essayer dans mes prochains achats d’orienter mes FNB dans les bons comptes : ZAG dans le CELI, XAW dans le RÉER et VCN dans mon compte non enregistré. Un gros merci pour le conseil! 🙂

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    1. XAW dans le REER va quand même générer des retenues fiscales étrangères pour la portion internationale des dividendes, la partie US elle est protégée par une entente entre nos gouvernements. Il n’y a pas de moyen facile d’éviter ces retenues complètement. Je pense que ça vaut quand même la peine d’avoir cette diversification internationale dans son portefeuille. Merci de me lire et au plaisir de discuter à nouveau!

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  2. MrJack,
    Honnêtement j’ai perdu le fil des fonds même si j’ai déjà été représentant en épargnes collectives…
    Ça change quoi au juste que le fonds soit négocié en bourse?
    Je sais qu’il y a plusieurs différences, notamment on peut les shorter etc..

    Car, si je suis la logique du marché (et mon expérience personnelle)… de façon générale les gens qui achètent des fonds communs et s’engagent vers une gestion passive de leurs épargnes, ont bien souvent (pas tous mais plusieurs) une très faible connaissance des marchés et de l’investissement en général.

    Bien qu’on sâche tous que le but à la bourse est d’acheter bas et de vendre haut, bien des études démontrent que la plupart des gens, qui sont autrement très intelligents, font pourtant tout le contraire…

    Je parle ici de panique devant la volatilité négative… ou positive.

    J’ai déjà eu à dealer des appels de clients paniqués pendant la dernière crise…. j’avais beau dire stay calm et achetez tous les mois comme d’habitude ça va payer à long terme, pour eux tout ce qui comptait c’était de vendre… avec des pertes monumentales pour s’en aller en CPG…

    Donc mon point est le suivant : si le FNB est négocié sur le marché et s’adresse essentiellement à des gens non instruits financièrement (ainsi qu’à des institutions financières qui les short pour se faire une position de couverture), ces titres ne sont-ils pas plus volatils que leurs actifs sous-jacents?

    Et donc ne sont-ils pas plus risqués qu’un simple fonds indiciels normal avec Vanguard par exemple?

    Je comprends que ma question est trop simple… alors que c’est bien plus complexe que ça mais au fond ce que je veux savoir c’est à quel point, selon ton expérience, le FNB est-il plus volatil que l’actif sous-jacent?

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    1. Les FNB sont spéciaux, car le gestionnaire derrière va s’assurer que le prix correspond exactement à la valeur sous-jacente, peu importe si des gens achètent ou vendent de façon anormale. Pour ce faire ils utilisent au besoin des fonds extérieurs au fond lui-même pour servir de buffer. Même si tu passes un ordre pour acheter 1,000,000 d’actions, le prix ne devrait pas bouger, car par cette mécanique, le gestionnaire est en mesure d’acheter ou de vendre un nombre (quasi) illimité d’actions au prix qui correspond à la valeur sous-jacente, ils sont des « market makers » du prix qu’ils ont déterminé comme étant la valeur comptable des actions.

      En ce sens ils ressemblent sur ce point aux fonds mutuels. La différence entre un fonds mutuel Vanguard et son FNB sera minime. Par contre, il n’est pas toujours facile d’acheter des fonds mutuels à faible coût comme Vanguard en passant par son compte régulier bancaire ou via les fonds offerts par l’employeur. Avec celui de l’employeur, j’ai choisi des fonds indiciels, mais les moins chers coûtent quand même 1.3% de frais de gestion. Je transferts donc tous 1-3 ans ce que j’y cumule vers Disnat et j’achète des FNB à la place.

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      1. Intéressant,
        Bcp de travail pour ces « market makers »… j’imagine que c’est un logiciel…
        À plusieurs occasions, lors de périodes de volatilité, des gaps entre la valeur du fonds et la valeur des actifs sous-jacents ont été documentés mais à ce que je comprends de ce que tu dis c’est qu’un mécanisme d’auto-correction est en place et donc ça doit être rare et mineur.

        Moi au travail avec le REER collectif ou le CELI collectif l’employeur a négocié des frais réduits sur les fonds… le problème reste tout de même que chaque année la cie évalue la « pertinence » de garder ses fonds et elle en élimine une fois de temps en temps… et c’est toujours ceux que je choisis on dirait lol…

        Alors je fais déposer mes bonus là en franchise d’impôt et les retransfère subito presto vers mon compte de courtage!

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        1. Il y a parfois des erreurs de tracking pour les plus petits fonds, mais ceux que Couch Potato ont choisi sont gros. Il suffit d’utiliser google finance et de mettre les deux courbes (celle du ETF et celle de l’index) pour voir qu’il n’y a qu’nu très faible écart (correspondant aux frais de gestion) après 10 ans, même en incluant 2008-2009. Oui tout ça est calculé automatiquement par des logiciels, quand on y pense ce n’est pas très compliqué, ils ont probablement accès en quelques nanosecondes aux dernières transactions 🙂

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  3. Dan mon portefolio, jai 2 FNB.
    1.-ZWB de BMO. ETF avec un dividende de 5.209%, 1,5 Milliard de valeurs boursière, existe depuis 2011. Il reflète le S&P, sauf qu’il a un rendement de près du double depuis son lancement
    2.- XEI, avec un dividende de 4.327% de Ishare. Reflète le S&P, avec un rendement similaire. Je les trouve tout les super, tout simplement, grace au dividende versé mensuellement.

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    1. J’ai déjà eu ces deux titres, mais je les ai retiré de mon portefeuille. J’ai beaucoup lu sur les effets pervers des FNB spécialisés (l’un se spécialise dans les banques + options de type covered call, l’autre dans les titres à dividendes élevés). Pas que ça soit des mauvais produits, mais j’hésiterais à créer un portefeuille de 650,000$ sur deux ou trois ETFs spécialisés, à cause du risque ajouté par leur plus faible diversification. L’avantage du portefeuille à 3 titres proposé par Couch Potato, c’est la grande diversification internationale, à travers tous les secteurs de l’économie et à travers les deux principales classes d’actifs: actions et obligations tout en ayant des frais de gestions minimaux: c’est donc un portefeuille minimaliste, mais qui est difficile à battre sur le long terme.

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  4. La différence entre un fond mutuel et un FNB est au niveau des frais de gestion.
    À 1,3% pour un fond mutuel vs 0,3% (ou moins) pour un FNB, la différence est de 1% par année.
    Si on prend un exemple de quelqu’un qui part de 0$ et investi 10,000$ par année dans un fond mutuel à 5% de rendement, il aura 664,000$ après 30 ans. Si son rendement est de 6% (1% moins de frais), il aura plutôt 790,000$, soit 126,193$ de plus!

    Une autre façon de voir la chose : si tu as un porte-feuille de 500,000$, les frais de gestion de 1,3% te coûtent 6,500$ par année (!) alors qu’ils seraient de moins de 1,500$/an en investissant soi-même dans des FNB.

    À 5,000$/an, ça vaut la peine de remplir quelques formulaires Disnat et prendre quelques minutes pour apprendre à acheter soi-même des FNB !

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  5. J’imagine que le commentaire s’adressait à Blogueur Masqué, mais je peux répondre pour lui: les fonds mutuels en question, de Vanguard, chargent des frais de gestion similaires aux FNB, donc souvent autour de 0.25%. Par contre, ils sont plus difficiles à obtenir (une option est d’ouvrir un compte directement chez Vanguard). Au bout du compte cela revient sensiblement au même que d’acheter des FNB, solution que je préfère pour centraliser mes investissements et parce que ça permet d’accéder à tous les FNBs de tous les gestionnaires sous un même toit.

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